Les enfants diagnostiqués précoces ou à haut potentiel sont des enfants qui ont plus de 130 (environ) de quotient intellectuel à l’Echelle Wechsler. Le plus souvent, c’est un psychologue ou un psychanalyste qui fait passer le test sur demande des parents ou de l’enseignant. Ensuite, il fait la liste des points forts et des points faibles de l’enfant en fonction de ses réponses.

Il existe des professionnels qui ne sont pas uniquement intéressés par les seuls résultats des tests et qui savent observer l’enfant dans sa globalité. Le résultat du test n’est pas aussi représentatif qu’une véritable observation de l’enfant. Certains enfants à 135 de QI seront des enfants très semblables à d’autres enfants du même âge, et d’autres à 125 auront besoin d’une aide plus prononcée.

Il me semble important de ne pas ranger les enfants dans des cases pour leur coller une étiquette. Un enfant, comme un adulte, un mélange savamment dosé de sa vie, de son entourage, de son histoire, de sa génétique, de son tempérament, de son éducation etc.

Une fois que le diagnostic est fait, l’équipe éducative (parents, professeurs, famille etc.) va essayer de les aider à équilibrer intellect, capacités artistiques, physiques et manuelles. C’est d’ailleurs le grand challenge pour ces enfants.

Certains d’entre eux vont avoir plus facilité avec les pédagogies dites alternatives, d’autres vont se trouver rassurés avec un enseignement plus standard avec des fiches et moins d’activités manuelles. Pour moi, il est important de ne pas cantonner l’enfant à haut potentiel dans sa zone de confort. C’est d’ailleurs, à mon sens, la grande erreur de notre époque. Face à ces enfants qui décortiquent, apprennent, inventent, comprennent, on oublie souvent que cette énergie concentrée dans certains domaines veut souvent dire que l’enfant à des difficultés ailleurs.

Souvent ses difficultés, se retrouvent dans l’écriture, l’activité physique (sport), la motricité fine (des enfants de 8 ans qui ne parviennent pas à nouer leurs lacets seuls par exemple), et les rapports sociaux.

Alors, le débat est ouvert: on peut penser qu’il faut nourrir intellectuellement ces enfants et éviter ce qui ne « va pas assez vite ». Pour ma part, je pense qu’au contraire une pédagogie qui se veut vivante et qui s’adapte aux enfants a toute sa place dans l’éducation d’un enfant précoce. Reste à savoir comment…

Voici quelques pistes à mettre en place, elles ont été testées sur plusieurs enfants et restent à la fois respectueuses de leurs besoins tout en travaillant à leur développement global:

Répondre à la demande des enfants sans aller plus loin, y compris dans les questions. Un enfant précoce comme tous les autres s’arrêtera de poser des questions sur un sujet lorsqu’il aura eu les réponses qui lui suffisent à un temps T. Il reviendra vers vous lorsqu’il aura besoin de plus.

Attention à l’ennui. Il est utile pour créer mais doit être dosé. Un enfant précoce qui s’ennuie va aller vers la lecture, l’écriture et va dévorer tout ce qui passe. Il va ainsi grandir intellectuellement trop vite, alors qu’émotionnellement, il n’est pas prêt à gérer les livres complexes, les histoires de grands qu’il comprend assez bien si on pense à l’âge qu’il a. Le décalage va ainsi se créer amenant son lot de peurs irrationnelles, de maladresses, et de réactions rappelant un âge bien plus jeune que le sien.

Favoriser les relations sociales. Il en a énormément besoin pour sortir de son intellect et développer ses qualités de cœur. Par ailleurs, il apprendra des autres.

L’enfant précoce ne doit pas être seul, il a besoin des autres enfants !

Eviter les écrans au maximum. C’est un enfant qui a besoin de challenges, pas de de se réfugier derrière un écran. L’écran devrait arriver autour de 12/13 ans comme un outil de travail et pas comme la piste de loisirs privilégiée.

Faire, fabriquer, lui donner confiance. Petit il doit jouer, rencontrer la nature, développer ses sens, tricoter. Plus grand il doit faire du sport, harmoniser corps et esprit. La course à pied, l’équitation (pour le lien avec l’animal et la tenue droite). Tout en évitant au maximum la compétition et le combat…

Jouer d’un instrument dès 7 ans avec les parents (flûte par exemple pour apprendre à respirer) et avec un professeur autour de 9 ans. D’une manière orale dans un premier temps puis avec une méthode ludique pour apprendre le solfège. La flûte pentatonique puis diatonique, un instrument à corde pour développer l’écoute des différentes harmoniques et « ouvrir » l’oreille.

Bien connaître son tempérament pour affiner les réponses à ses besoins.

L’enfant bien compris et dont les besoins seront remplis pourra ainsi développer son potentiel avec harmonie et s’intégrer plus facilement à la société une fois adulte. Je crois que le monde a besoin de ces enfants qui ont une sagesse innée. Mais pour qu’ils puissent se mettre à son service, les adultes qui s’en occupent ne doivent pas oublier qu’ils peuvent se transformer en véritable danger s’ils souffrent trop.

Souvenons nous que des besoins fondamentaux non remplis dans l’enfance vont demander à l’être tout au long de la vie créant ainsi des adultes/enfants qui auront de grosses difficultés à élever leurs enfants, des conjoints immatures, des personnes souvent dans la souffrance.

Vous l’aurez peut-être remarqué, l’enfant précoce a besoin des mêmes choses que les autres enfants, mais pour lui, les répercussions seront plus fortes.

Naturellement, je ne donne ici que quelques pistes, si vous choisissez l’accompagnement que je propose sur le site alors nous pourrons aller bien plus loin dans l’analyse de votre situation, de votre enfant et de votre projet familial.

Je suis votre naturopathe, thérapeute conjugale/familiale et conseillère en périnatalité aux Mages à 20 km d'Alès (30100) dans le Gard. Au plaisir de vous aider ou de répondre à vos questions !

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